Balade du 7 janvier 2021

Non, ce n’est pas le titre de mon futur roman policier, mais le récit d’une superbe randonnée (oui, encore une… !!!) sur les flancs du Mont Margériaz.

Grand classique du ski de rando, de la raquette à neige et, en « temps normal », du ski alpin, le Mont Margériaz niché au cœur du massif des Bauges bénéficie d’un enneigement plus important que ses voisins, du fait de son exposition « nord-est » au fond du vallon du Nant d’Aillon.

L’aménagement touristique du site « Margériaz 1400 » date de 1980, la station « Aillon 1000 » sous le Mont Morbier pour sa part a été construite à partir de 1965.

L’origine du nom « Margériaz » vient du latin malgeria, de mulgaria, « vases à traire », mulgere, « traire ». La « Margerie » est un pré, un pâturage à moutons, une bergerie. Le terme margeria s´est maintenu dans les Alpes du Sud avec le sens de « grande montagne pastorale ».

J’ai trouvé ces données sur le site internet d’Henri SUTER « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs », http://henrysuter.ch/glossaires/toponymes.html

 

La Combe de Chambéry est noyée dans les nuages, mais sur que là-haut c’est le « grand bleu ».

Au passage du Col des Prés, on a une petite pensée pour notre ami Jean, qui repose pour l’éternité quelque part sur le plateau. Salut, Jean.

Margeriaz 7 janvier 2021 (2)

Départ de la rando au parking de la Place à Baban, c’est la première sortie raquettes de la saison, il faut reprendre les automatismes, bien mettre les raquettes à l’endroit et tout, quoi … !!!

Nous montons par la Combe de la Verne et le col éponyme, avant de rejoindre la longue crête sinueuse qui monte jusqu’au sommet du Margériaz.

Nous passons au-dessus de la couche nuageuse pour trouver un soleil généreux qui a tout de même du mal à réchauffer l’atmosphère; on relève « -6 » au col tout de même !

Margeriaz 7 janvier 2021 (28)

Les précédentes chutes de neige ont fait s’accumuler une belle couche et les arbres sont encore bien chargés. Le vent et le givre ont réalisé un travail de dentelière de toute beauté et les jeunes épicéas emprisonnés dans une gangue de neige ressemblent à des pénitents blancs.

Margeriaz 7 janvier 2021 (51)

Nous nous arrêtons comme prévu à la bosse de « La Couleuvre » à 1650 m. Ce toponyme bizarre pour un site géographique provient du fait que les pentes dans la falaise que l’on domine sont infestées de ces petites bestioles rampantes que l’on appelle « couleuvre » ; étonnant, n’est-ce-pas… !!! Ça c’est pas moi qui l’ai inventé, c’est encore ce bon monsieur SUTER… !!!

Margeriaz 7 janvier 2021 (42)

Habituellement en période hivernale, la montagne résonne des bruits liés à l’activité de la station, bruits des remontées mécaniques, cris des skieurs, mais là c’est le grand silence, la montagne est comme vide… ! Heu, pas vraiment car nous ne sommes pas seuls à randonner, il y a des traces partout.

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Nous retrouvons les nuages en arrivant dans la forêt que l’on traverse par le Sentier des tannes.

Là il ne faut surtout pas quitter la trace, la montagne est truffée de pièges.

Voilà encore une belle journée, qui nous fait oublier un peu l’ambiance morose qui se développe au fil des jours à force d’annonces pessimistes liées à la crise sanitaire.

De plus, pas possible d’aller « boire un coup » à la fin de la rando comme au temps du « temps d’avant », , tous les bistrots sont fermés. Tant pis, on se rabattra sur la fruitière d’Aillon pour faire provision de tome des Bauges, de Mont Pellat, de Margeriaz… !!!

 

Récit de la rando en vidéo: